Les spots oranges transforment la fosse en marée humaine incandescente. 21 heures, premier concert du « Mylène Farmer tour 2009 ». Le Nikaïa est chauffé à blanc. 8 000 personnes au point de rupture, au point de suture. Ca hurle : « My-lèèèè-ne », on crève de chaud, ça monte. Dans le carré, VIP, on aperçoit Jean-Paul Gaultier, la copine de shopping de Mylène, Nathalie Reims et Pascal Nègre le patron d'Universal.
Et soudain, l'oeil de Mylène sur écran géant. Les beats et le stromboscope. Des flashs. L'oeil devient une nébuleuse incendiaire, l'iris s'embrase et les flammes font une danse macabre. Le public craque.
Et puis, elle. Mylène. Sur un piedestal, tout en haut d'un escalier enflammé entouré de squelettes marmoréens de 10 mètres de haut. Mylène apparaît en écorchée vive, écorchée vice, costume moulant rouge sang, chair bardée de bandages de momie. Elle est là, un diadème christique dans sa chevelure rousse, son teint diaphane et toujours cette aura de soufre éthéré.